le chemin de Philarmor

mes lectures, mes découvertes, mes réactions à l'actualité, au monde, à l'environnement, mon chemin spirituel, mes rencontres.

25 novembre 2009

Palestine - Hubert HADDAD

palestineCham, le personnage principal, est un jeune soldat israélien enlevé par un commando palestinien en Cisjordanie alors qu'il part en permission. Laissé pour mort, il est recueilli par une famille de palestiniens pacifistes, une mère aveugle et sa fille Falastin (le père fut tué par l'occupant). A son réveil, amnésique, il prend l'identité du frère disparu de Falastin et va vivre le quotidien des palestiniens sous l'occupation israélienne : la terreur, l'humiliation de tous les matins et de tous les soirs, attendre pour se faire engueuler, attendre d'être arrêté, attendre d'être battu, toujours attendre et subir.

Cela se passe à Hébron, une des villes les plus explosives de Cisjordanie, où près de 700 colons juifs vivent armés et sous haute protection militaire, au coeur d'une communauté de 180 000 palestiniens dont les moindres pas sont entravés :

« gagner Bethléem, Ramallah ou même Naplouse prenait moins de temps jadis que d'atteindre aujourd'hui la porte d'à côté, à travers cette folie d'obstacles en tout genre ».

Peu à peu on le voit se rapprocher d'autres jeunes hommes de la Cisjordanie occupée, partager leur révolte et se préparer mentalement à porter la mort de l'autre côté.

Le soldat israélien amnésique entre dans la peau d'un futur kamikase...

Ce roman bouleversant, paru en 2007, m'en a appris plus, sur la situation en Palestine occupée, et en seulement 160 pages, que n'importe quelle encyclopédie ou reportage sur le sujet.haddad

Hubert HADDAD est juif, arabe, né en 1947 en Tunisie et a grandi à Belleville.

Poète, écrivain, il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages.
Il vient de recevoir le prix Renaudot poche 2009.


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22 novembre 2009

La délicatesse - David FOENKINOS

foenki1"Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse).Elle avait traversé l'adolescence sans heurt, respectant les passages piétons."

Ainsi commence "La délicatesse", donnant le ton au dernier roman de David FOENKINOS, qu'on pourrait situer du côté de Boris Vian ou d'Amélie Nothomb.
Nathalie rencontre François. Il vivent un parfait amour jusqu'à la mort accidentelle de ce dernier, pendant son jogging.
Sa vie brisée, commence pour elle une période de 3 ans, dans la solitude et la mélancolie.

"Personne n'entend ceux qui disent vouloir être seuls. La volonté de solitude, c'est forcément une pulsion morbide. Nathalie avait beau tenter de rassurer tout le monde, on voulait passer la voir. Ce qui revenait à l'obliger à parler. Mais elle ne savait que dire. Elle avait l'impression qu'elle allait devoir tout reprendre à zéro, y compris l'apprentissage du langage. Peut-être qu'ils avaient tous raison, au fond, de la forcer à être un peu sociable, de la forcer à se laver, à s'habiller, à recevoir. Ses connaissances se relayaient, c'était d'une limpidité effrayante. Elle imaginait une sorte de cellule de crise gérant le drame à l'aide d'une secrétaire, sûrement sa mère, notant tout sur un planning géant, de façon à varier habilement les visites familiales et les visites amicales. Elle entendait les membres de cette secte de soutien parler entre eux, commenter ses moindres gestes. "Alors, comment va-t-elle?" "Que fait-elle?" "Que mange-t-elle?" Elle avait l'impression d'être subitement devenue le centre du monde, quand son monde à elle n'existait plus."

Elle se consacre à son travail, au sein d'une grande société suédoise installée en France (pas nommée, mais chacun aura reconnu laquelle) et ne cède pas aux avances grotesques de son patron.
Elle dirige un service de 6 personnes parmi lesquelles Markus, un suédois qui a préféré "l'émigration en France" à un risque suicidaire que lui inspirait son pays d'origine. Markus n'est pas très beau et s'habille n'importe comment (fripes mi Emmaüs, mi mode, mi grand-père)

Un jour, dans son bureau, Nathalie se met à l'embrasser vigoureusement dans une pulsion qu'elle n'explique pas mais qu'elle oublie aussitôt.
Pas markus, qui en est tout retourné !

"Tandis qu'il marchait vers son domicile, des images de son enfance suédoise lui revinrent. Ce fut assez rapide. Les enfances en Suède ressemblent à des vieillesses en Suisse. Mais tout de même, il repensa à ces moments où il s'asseyait, tout au fond de la classe, juste pour contempler le dos des filles. Pendant des années,il avait admiré les nuques de Kristina, Pernilla, Joana et de tant d'autres filles en A, sans jamais pouvoir effleurer une autre lettre. Il ne se souvenait pas de leurs visages. Il rêvait de les retrouver, juste pour leur dire que Nathalie l'avait embrassé. Pour leurs dire qu'elles n'avaient pas su voir son charme. Ah, la vie était douce."

foenki2
Commence alors une relation improbable, tout en surprises et en... délicatesse.
C'est un livre plein d'humour et de sensibilité, à l'image de son auteur.
On y retrouve, au hasard des pages, des notes, aussi burlesques qu'inattendues, ainsi :

"Exemples de dictons ridicules que les gens adorent répéter :
Une de perdue dix de retrouvées.
Pour vivre heureux vivons cachés.
femme qui rit, à moitié dans son lit."


Pour voir l'entretien avec David FOENKINOS, cliquez ici.


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18 novembre 2009

Changer le monde

montagne"Nous sommes ce que nous pensons et ce que nous sommes dépend de l'état de notre esprit, de l'état de notre conscience. Nos pensées font le monde dans lequel nous vivons, celui qui parle et agit avec un esprit malade, la souffrance le suit comme la roue suit le sabot du bœuf qui tire le char"

Ce texte, extrait du DHAMMAPADA, un des plus anciens textes bouddhiques en traduction intégrale ici, est cité par Jean-Yves LELOUP dans un superbe livre, "la montagne dans l'océan".

Ce dernier poursuit :

"Sur la voie de la compassion, l'attitude de notre esprit est d'une extrême importance, car le monde tel qu'il existe dépend de la façon dont nous le concevons et l'interprétons.
Changer le monde, c'est changer d'état d'esprit !
... Dans notre vie quotidienne, les choses sont ce qu'elles sont ; c'est la façon dont nous les voyons qui fait que nous sommes heureux ou malheureux. De même, les gens sont ce qu'ils sont, et c'est la façon dont nous les regardons qui nous cause de la souffrance ou au contraire provoque une amélioration, une transformation."


C'est dire la responsabilité individuelle que nous avons. Pour moi, ces paroles sont très réconfortantes car elles m'interdisent de me plaindre et de me lamenter. Elles portent de plus un immense message d'espoir, en me persuadant que je peux agir pour faire évoluer les choses. Si je veux changer le monde, je change mon état d'esprit. Cette pensée répétée 6 milliards de fois serait la garantie d'un monde meilleurs.

15 novembre 2009

Ethique et responsabilité

_thique"En me choisissant, je choisis l'homme"
Qu'a voulu dire Jean Paul SARTRE par cette formule ?
Dans un petit livre passionnant et très accessible rédigé en forme de dialogue (pas cher en plus : 8€), "l'éthique expliquée à tout le monde", le philosophe Roger-Paul DROIT développe :

"Imagine que quelqu'un triche au jeu (évidemment, çà ne peut être toi, ni moi non plus...). Cette personne qui triche dira sans doute : "je sais bien que cela ne se fait pas, qu'on ne doit pas tricher , parce que cela fausse le jeu. Mais pour une fois, moi seul, je choisis de le faire. Ça ne concerne que moi." Sartre aurait dit à peu près ceci : "Quand tu triches, tu dis "il faut tricher" : tu suggères que c'est bien, et que nous devons tous tricher. Dans ta petite tricherie personnelle, tu poses un modèle. En ce sens-là, tu choisis que l'homme soit un tricheur. Voilà ce que tu donnes comme modèle à l'humanité. Tu dis que çà ne regarde pas les autres ? C'est une histoire que tu te racontes pour échapper à ta responsabilité.
... Dans nos actions, nous n'agissons jamais seulement pour notre propre compte, nous décidons aussi, indirectement, pour les autres, pour tout le monde.
Ce que résume cette formule : "En me choisissant" (c'est-à-dire en prenant des décisions qui semblent ne concerner que mon cas particulier, mon existence personnelle), "je choisis l'homme" (je décide en réalité, à la limite, pour l'humanité entière)."

A voir aussi chez Sonam

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08 novembre 2009

Quitter le monde - Douglas Kennedy

d_kennedyLe soir de son 13 ème anniversaire, Jane, la narratrice, déclare à ses parents : " je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants" et elle rajoute : "personne n'est jamais heureux, en fait".
Le lendemain, son père quittait définitivement le domicile familial.
Sa mère lui en fera toujours porter la responsabilité.
Entre la relation conflictuelle avec cette mère, incapable de se remettre en question et un père absent qui ne se manifeste que dans une indifférence teintée de mépris, Jane tente de se construire, réussit brillamment ses études littéraires grâce au soutien de son professeur et directeur de thèse avec qui elle entretient une liaison secrète.
La mort accidentelle ou suicidaire de ce dernier (ce doute hantera longtemps Jane) lui occasionnera une profonde blessure.
Elle refuse un poste dans une université prestigieuse pour se lancer dans le milieu des affaires et de l'argent facile, en rejoignant une équipe de traders. Elle tiendra 6 mois dans cet "univers impitoyable", les activités magouilleuses de son père lui faisant indirectement perdre son emploi.
Dépitée, elle prend un jour la route et se retrouve en plein hiver sur la côte de l'est Canadien, isolée, face à son destin. 

"J'ai commencé à marcher. Heureusement, j'avais la brise dans le dos, même si le retour risquait d'être moins agréable. Elle était si forte qu'elle me poussait en avant. Tête haute, tâchant de garder les yeux grands ouverts malgré le froid, j'inhalais la vapeur d'embruns salés. Il n'y avait personne d'autre en vue et je me suis dit que si je me foulais la cheville, on ne me retrouverait probablement pas avant plusieurs jours ; à ce moment, j'aurais été sans doute transformée en bloc de glace... L'idée ne m'a pas paniquée, pourtant. C'était peut-être l'euphorie provoquée par la montée d'endorphines dans mon organisme soumis à cette température extrême, au milieu de cette immensité exaltante, ou bien vivais-je une sorte d'extase panthéiste devant la puissance incommensurable de l'ordre naturel, la manifestation de forces dépassant l'entendement d'une humanité souvent sans recours? Ou, plus simplement, la brutalité du froid et la sombre majesté de ce paysage m'avaient soudain libérée de toutes les incertitudes qui encombraient ma vie.
Quoiqu'il en soit, je me sentais légère, portée par les éléments et même, l'espace d'un moment, j'ai éprouvé un sentiment qui ressemblait au bonheur, la perception sans mélange d'être vivante ici et maintenant, dégagée du scénario souvent trop complexe qu'avait été mon existence. Au fond, n'était-ce pas cela le bonheur ? Une parenthèse pendant laquelle,sans penser au passé ou à l'avenir, on arrive à s'enfuir de soi-même ? Plus de réminiscences venant vous hanter, plus d'appréhensions qui ruinent votre sommeil ; juste la redécouverte que l'instant présent est merveilleux... Avais-je besoin du froid coupant, du vent déchaîné, de la dénotation hypnotisante des vagues se brisant sur une plage déserte pour me rappeler qu'être au monde pouvait, en soi vous rendre heureux ? "

Cette scène se situe à la page 138 du roman qui en compte 492. Il reste donc, à Jane, du chemin à parcourir.

Histoire passionnante d'un destin, dans l'Amérique d'aujourd'hui, réflexion sur la culpabilité, les trahisons, les fuites des réalités insurmontables.

Ce n'est pas de la grande philosophie mais c'est un très bon roman, par le plus francophone des écrivains américains, toujours pas publié chez lui.

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27 octobre 2009

Les intermittences de la mort

sara_intermit"Le lendemain, personne ne mourut."

C'est ainsi que débute "les intermittences de la mort" livre de José SARAMAGO, facétieux écrivain portugais de 87 ans, prix Nobel de littérature en 1998.

Dans un pays imaginaire, la mort décide un jour d'arrêter de travailler, semant la panique pendant 6 mois auprès de toute la population, obligée à conserver tous ceux qui devaient trépasser pour des raisons diverses, vieillesse, accidents, maladie.

L'État est désorganisé, les hôpitaux engorgés, les entreprises de pompe funèbre en faillite et l'Église, perdant ainsi "le soubassement, la poutre maitresse, la pierre angulaire, la clef de voute de la religion" connait une crise sans précédent. Une "Maphia" (texto) se met vite en place et organise des trafics pour faire mourir les gens de l'autre côté de la frontières, les autre pays n'étant pas touchés.

Et puis, la mort décide de reprendre du service et invente un nouveau protocole, chaque prétendant à la mort reçoit, une semaine avant la date fatale, une lettre violette dans une enveloppe de la même couleur, lui annonçant la nouvelle et l'invitant à profiter au mieux des quelques jours qui lui restent.

Mais un jour, la mort tombe sur un os! une lettre lui est retournée.

"Une liste de deux cent quatre-vingt-dix-huit noms se trouve sur la table, chiffre un peu inférieur à la moyenne habituelle, cent cinquante deux hommes et cent quarante six femmes, un nombre égal d'enveloppes et de feuilles de papier de couleur violette destinées à la prochaine opération postale,  ou décès-par-courrier.

La mort ajouta à la liste le nom de la personne à qui la lettre retournée était destinée, elle souligna les mots et posa le stylo sur le porte-plume. Si elle était dotée de nerfs, nous pourrions dire qu'elle était légèrement excitée, et cela non sans raison. Elle avait trop vécu pour considérer le retour de la lettre comme un incident dépourvu d'importance. On comprendra aisément, un peu d'imagination suffira, le poste de travail de la mort est sans doute un des plus monotone parmi tous ceux qui ont été créés depuis que caïn a occis abel par la faute exclusive de dieu. Après un épisode aussi affligeant, qui démontra dès le commencement du monde combien il est difficile de vivre en famille, et cela n'a pas changé depuis, la chose s'était sans cesse répétée pendant des siècles, des siècles et encore des siècles, sans relâche, sans interruption, sans solution de continuité, différente dans les multiples modalités du passage de la vie à la non-vie, mais au fond toujours égale dans la mesure où le résultat, lui aussi, était toujours semblable.ankou

En vérité, jamais on ne vit que quelqu'un qui devait mourir ne mourut point. Et maintenant, de façon insolite, un avis signé par la mort de sa propre main, un avis annonçant la faim irrévocable et impossible à proroger d'une personne était revenu dans cette pièce froide où l'auteure et signataire de la lettre, enveloppée dans le linceul mélancolique qui est son uniforme historique, capuchon rabattu sur la tête, médite sur l'évènement tandis que les os de ses doigts ou ses doigts en os tambourinent sur la table. Elle se surprend à désirer que la lettre envoyée à nouveau lui revienne encore une fois, que l'enveloppe comporte par exemple l'indication Parti pour un lieu inconnu, car assurément ce serait une surprise absolue pour celle qui a toujours réussi à savoir où nous nous cachions, au cas où nous penserions pouvoir lui échapper de cette façon enfantine. Cependant, elle ne crois pas que l'absence supposée sera consignée au verso de l'enveloppe, ici les archives sont mises à jour automatiquement à chaque geste, à chaque mouvement, à chaque pas que nous faisons, changement de domicile, d'état, de profession, de mœurs et de coutume, si nous fumons ou non, si nous mangeons beaucoup ou peu, ou pas du tout, si nous sommes actifs ou indolents, si nous avons la migraine ou des aigreurs d'estomac, si nous souffrons de constipation ou de diarrhée, si nous perdons nos cheveux ou si nous attrapons un cancer, si oui, si non, si peut-être, il suffira d'ouvrir le grand tiroir du fichier alphabétique, de chercher la fiche appropriée, et tout y sera consigné. Et ne nous étonnons donc pas si à l'instant même ou nous lirons notre feuille de route particulière, le choc d'angoisse qui nous a pétrifiés s'y trouve instantanément enregistré. La mort sait tout de nous et c'est peut-être la raison de sa tristesse.

S'il est vrai qu'elle ne sourit jamais, c'est uniquement parce qu'elle n'a pas de lèvres, or cette leçon d'anatomie nous dit que, contrairement à ce que croient les vivants, le sourire n'est pas seulement une question de dents. D'aucuns prétendent, avec un humour moins macabre que de mauvais gout, qu'une sorte de sourire permanent est vissé sur sa face, mais ce n'est pas vrai, elle affiche un rictus de souffrance, car le souvenir du temps où elle avait une bouche, et la bouche une langue, est la langue de la salive, la poursuit constamment. Avec un bref soupir, elle attira à elle une feuille de papier et se mit à écrire la première lettre du jour, Chère Madame, je regrette de vous avertir que votre vie prendra fin dans le délai irrévocable et impossible à proroger d'une semaine, je souhaite que vous profitiez du mieux que vous pourrez du temps qui vous reste, votre servante dévouée, mort.

Deux cent quatre-vingt-dix-huit feuillets, deux cent quatre-vingt-dix-huit enveloppes, deux cent quatre-vingt-dix-huit noms diffusés sur la liste, on ne peut pas dire que ce genre de travail soit tuant, mes la vérité c'est que la mort arriva épuisée au bout de sa tâche. D'un geste de la main droite que nous lui connaissons déjà, elle fit disparaitre les deux cent quatre-vingt-dix-huit lettres, puis, croisant ses bras maigres sur la table elle laissa tomber sa tête sur eux, non pas pour dormir, car la mort ne dort pas, mais pour se reposer."

Quand, une demi-heure plus tard, remise de sa fatigue, elle la releva, la lettre envoyée à l'expéditeur et réexpédiée une nouvelle fois était de retour, devant ses orbites stupéfaites et vides."

José SARAMAGO, avec son style qui lui est propre - il est fâché avec la ponctuation, les majuscules des noms propres - livre un conte désopilant sur la condition humaine et les pouvoirs quels qu'ils soient (Etat, religion).


17 octobre 2009

Les femmes peuvent changer le monde

femmes"A part bien sûr Mme Thatcher" comme le chantait Renaud, et des Mme Thatcher il en existe encore.

Mais il existe aussi beaucoup trop de Mr  Berlusconi, Nicolas S., Poutine, Jintao, j'en passe, et des pires.

Alors, je salue, l'heureuse initiative de Terre du Ciel, l'université des savoirs et sagesses du monde, qui organise du 7 au 9 novembre, à Aix Les Bains, son 21ème forum sur le thème "Les femmes peuvent changer le monde".

Le programme complet à télécharger ici

Et en guise de présentation, ce petit texte:

Dans un monde dont les structures et les fonctionnements sont pétris de valeurs masculines, où le yang étouffe le yin, nous avons besoin de la voix des femmes.

C’est l’espérance d’un monde plus ouvert, plus accueillant, plus généreux.

Un monde où le coeur n’est plus emmuré par la raison, où l’amour irrigue les relations, où la compétition n’est plus la règle unique à l’école comme dans les entreprises, où la logique guerrière n’est plus souveraine dans les conceptions de notre médecine, de notre politique, de nos marchés.

Nous avons besoin de la voix des femmes, de l’énergie féminine, pour que le monde change, devienne plus ouvert, plus accueillant, plus généreux.

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15 octobre 2009

Auroville, une terre pour demain

auro2"Auroville. A deux pas de Pondichery, sur la côte sud de l’Inde, cette communauté cosmopolite de 2000 habitants vient de fêter ses 40 ans.
Et de célébrer la mémoire de ce philosophe visionnaire, Sri Aurobindo, qui après avoir prôné l’indépendance de l’Inde, s’est retiré pendant 30 ans dans son ashram, pour explorer la conscience et donner naissance à un homme nouveau.

Mère, sa compagne spirituelle, prend en charge l’ashram après son départ, et poursuit son œuvre. Elle rêve d’une cité universelle qui réaliserait l’unité humaine. En 1968, sur un plateau quasi-désertique, Auroville est inauguré.
Mère quitte son corps cinq ans plus tard sans avoir vu Auroville.

Mais l’impulsion est donnée. Une charte rédigée par Mère, établit qu’Auroville appartient à toute l’humanité, et qu’elle a pour but de bâtir l’Unité Humaine.

Mais qui sont ces aventuriers assez fous pour avoir tout quitté, afin d’incarner, à l’autre bout du monde, la vision d’une femme qu’ils n’avaient jamais rencontrée ?"


C'est ainsi que débute le film-documentaire de Michèle Decoust intitulé "Auroville, une terre pour demain".


40 ans après sa création, la cité subsiste toujours, contre vents et marées  l'expérience se poursuit.

A l’origine, Auroville devait accueillir pas moins de 50 000 habitants. En 2008, la communauté compte pourtant seulement un peu plus de 2000 personnes (originaires de 33 pays). La société idéale devait reflétée l’égalité entre les hommes, sans distinction de classe sociale, et la notion d’argent devait être bannie, tout comme la tentation et l’ambition personnel. Il existe cependant de grandes disproportions entre les habitations, signe d’une certaine injustice.

La cohabitation entre les populations indiennes et d’origines européennes présenteraient également des problèmes culturels. Le tourisme y est devenu problématique. Plus grave : en 1995, des pratiques pédophiles sont dénoncées par la BBC. Le cas semblait être isolé mais la réputation de la ville en prend un coup.

Sans parler d’échec (la cité est un laboratoire unique), Auroville a sans doute constaté que vivre en autarcie était quasi-impossible. Saura-t-elle résister à la pression extérieure et conserver son âme originelle pour continuer son œuvre ? Ou est-ce la fin d’un rêve ?...

A voir, la bande annonce du documentaire sur le site auroville-lefilm

Posté par philarmor à 13:35 - Oui, l'homme est capable de belles choses ! - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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13 octobre 2009

Pour que la vie ait un sens

somnambule"Il y a des êtres dont la vie a un sens et d'autres qui sont là un peu comme des somnambules. La plupart des hommes dorment.
Pour que la vie ait un sens, il faut d'abord tout faire pour ne pas vivre en somnambule."


René DE OBALDIA, poète, romancier, dramaturge, académicien de 90 ans, dans un entretien accordé au magazine "LIRE", à François BUSNEL, qui en est le rédacteur en chef et est aussi l'animateur de l'émission littéraire (l'unique) le jeudi soir sur France 5.

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08 octobre 2009

Déchets radioactifs : rendez-vous sur ARTE mardi 13 octobre

d_chets_nuclARTE diffuse le mardi 13 octobre à 20h45 le documentaire de la journaliste de ''Libération'' Laure Noualhat et d'Éric Guéret qui aborde le ''sujet tabou'' des déchets radioactifs.

Si l'énergie nucléaire, ''réputée propre et sobre est souvent présentée comme une formidable alternative à l'épuisement des ressources fossiles'', qu'en est-il des déchets que ''l'industrie prétend pouvoir recycler''? ''Qu'en est-il réellement, quel héritage pour nos enfants, et les enfants du futur ?'', s'interrogent les  auteurs qui ont mené une enquête en France, Allemagne, Grande Bretagne, Etats-Unis et Russie.

En partant à la quête de ''la vérité sur les déchets'', le film ''Déchets, le cauchemar du nucléaire'' également réalisé par Éric Guéret ''a l'ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l'avenir de l'humanité''.

Le film, d'une durée de 98 mn, est sorti le 6 octobre en DVD. Le livre publié par Laure Noualhat et coédité par ARTE éditions & Le Seuil,  sort aujourd'hui en librairie.

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