saramLe grand écrivain portugais José SARAMAGO, prix Nobel de littérature en 1998, vient de mourir à l'age de 87 ans

 

Voici ce qu'il disait, en novembre 2006, dans "le Monde des livres" :

 

"Nous vivons à une époque où l'on peut tout discuter mais, étrangement, il y a un sujet qui ne se discute pas, c'est la démocratie. C'est quand même extraordinaire que l'on ne s'arrête pas pour s'interroger sur ce qu'est la démocratie, à quoi elle sert, à qui elle sert ? C'est comme la Sainte Vierge, on n'ose pas y toucher. On a le sentiment que c'est une donnée acquise. Or, il faudrait organiser un débat de fond à l'échelle internationale sur ce sujet et là, certainement, nous en arriverions à la conclusion que nous ne vivons pas dans une démocratie, qu'elle n'est qu'une façade.
Bien sûr on pourra me rétorquer que, en tant que citoyen et grâce au vote, on peut changer un gouvernement ou un président, mais ça s'arrête là. Nous ne pouvons rien faire de plus, car le vrai pouvoir aujourd'hui, c'est le pouvoir économique et financier, à travers des institutions et des organismes comme le FMI (Fonds monétaire international) ou l'OMC (Organisation mondiale du commerce)
(*) qui ne sont pas démocratiques. Nous vivons dans une ploutocratie.  La vieille phrase, "la démocratie, c'est le gouvernement du peuple par et pour le peuple", est devenue "le gouvernement des riches par les riches et pour les riches".

(*) on pourrait rajouter le sport, c'est d'actualité !

 

J'avais fait un papier sur un de ses livres "les intermittences de la mort".

 

Humour et lucidité pourraient caractériser cet homme libre et courageux.

 

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