liquideTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le monde impitoyable des traders sans avoir jamais osé le demander !
C'est dans ce livre, c'est un roman, mais tout semble vrai et c'est effrayant.
L'auteur, Flore VASSEUR a été championne d'Europe de snowboard, fait HEC et bossé dans le marketing a New York.
Dans "comment j'ai liquidé le siècle" elle raconte, à la première personne, l'histoire de Pierre, enfance terne à Clermont-Ferrand, ascension classique du matheux besogneux, polytechnique.
Après l'X, quand on ne sait faire que des maths, on est happé par le monde de la finance et l'attrait de l'argent. Il rentre dans l'univers des traders, pour poursuivre dans un enfermement de chiffres, de profits faramineux ou le sens des réalités s'efface complètement.
Il est contacté par une mystérieuse Madame Krudson qui lui confie une clé USB avec laquel il est en mesure de faire sauter le système capitaliste. Pas pour mettre quelque chose de mieux à la place, mais pour le faire renaitre de ses cendres, et contrer le risque grandissant d'hégémonisme de la Chine sur le marché mondial.
Madame Krudson use d'une grande influence sur le milieu mondial de la finance par l'intermédiaire d'une organisation ultra-secrète, le Bilderberg, qui réunit, une fois par an les personnalités les plus influentes du monde occidental des affaires, des pétroliers, des banquiers, des militaires, des magnats de la presse, des monarques, pour discuter des grandes orientations de la planète dans la plus grande confidentialité.
Fiction ? Eh bien non, le Bilderberg existe bien, le G20 et autre G8, à côté ne sont que réunions d'enfants de coeur. C'est là que le sort de la planète se décide et çà fait froid dans le dos.
Le nouvel ordre mondial se dessine et on n'y voit que du feu.

Morceaux choisis :

"la planète est un Monopoly, les entreprises des sigles à la pelle, les cadres, les fantassins du grand capital. Le monde bosse pour nous. Nous n'apparaissons jamais. Nous,l es banquiers, vivons levaragés, hyper-endettés. Nous misons un, empruntons cent, gagnons mille. PIB, cash-flow, monnaies, nous parions sur tout mais ne savons pas lire un bilan. Nous n'avons jamais mis le pied dans une entreprise, ce repaire de besogneux. Nous nous foutons de ce qu'elles produisent, du nombre de personnes qu'elles emploient. La finance a été inventée pour rendre possibles les grands projets, l'émancipation économique des peuples. En ce moment, nous parions contre l'humanité, valeur extrêmement volatile. La finance engendre des catastrophes. Elle prospère en les résorbant. Nos profits sont vos pertes."

"Les pires truands de la planète sont comme moi. Ils financent la lutte contre le paludisme, créent des écoles en Afrique, investissent dans l'éolien. Ils invitent Nelson Mandela à leur anniversaire. Ils écoutent Bono comme le Messie, veulent serrer la main d'Angelina Jolie. Ils passent leur week-end dans leur Bionic, un sous-marin individuel de luxe. Ils fuient le monde, le survolent en jets privés. Dans les journaux, sur les recommandations de leur directeur de la communication, ils s'affichent en Prius. Ils cherchent une rédemption dans l'art, investissent dans n'importe quoi. je suis un enfant du fascisme occidental. Je veux appuyer sur la touche "échappe". J'ai tout. Je sors la clé USB de Madame Krudson. Je vais me racheter."